Nous ne regretterons pas Bayrou. Premier ministre de l’austérité, de la loi Duplomb, des rafles racistes de Retailleau, du silence face au génocide à Gaza, des mensonges dans l’affaire Bétharram, il espérait pouvoir pousser la violence de sa politique jusqu’à supprimer deux jours fériés, geler nos prestations sociales, attaquer encore nos écoles, nos hôpitaux… La crainte d’une mobilisation d’ampleur dès la rentrée aura rapidement, et espérons-le durablement, eu raison de ces projets.
Le 10 septembre, de nombreux collectifs, citoyen·nes, syndicats, appellent à une journée de grève et de mobilisation, qui sera suivie par une journée à l’appel de l’intersyndicale le 18 septembre. Le gouvernement Bayrou sera peut-être déjà tombé, mais ni Emmanuel Macron, ni les parlementaires du “bloc central”, de la droite et de l’extrême droite, n’ont l’intention de reculer sur leur projet de société de casse sociale et écologique, liberticide et raciste. Pour que les mêmes politiques ne continuent pas à s’appliquer, avec ou sans Bayrou, nous devons construire – le 10 septembre, le 18 et au-delà – une mobilisation d’ampleur par la grève, les manifestations, les blocages, la construction de contre-pouvoirs et d’alternatives. Et nous devons continuer à construire une gauche de rupture la plus large possible, populaire et démocratique, qui s’appuie sur ces mobilisations pour renverser le rapport de force à l’Assemblée nationale et dans toutes les institutions. Rencontrons-nous, sur nos lieux de travail, de vie, d’étude, participons à des assemblées pour réfléchir ensemble à ce que nous pouvons faire et nous organiser pour en finir avec leur système.
Amplifions également, dans le mouvement de cette rentrée sociale, les mobilisations contre le génocide en cours à Gaza, comme le week-end d’action mondiale du 18-21 septembre, et participons à toutes les initiatives dans les semaines à venir qui permettent de renforcer ensemble les luttes sociales, écologiques et antiracistes, comme le 16 novembre l’appel “Faire bloc, faire peuple” soutenu par le collectif Que faire ?, le 25 novembre à l’appel des collectifs féministes…
Égalités et ses militant·es participeront à ces initiatives et porteront partout l’idée que s’il faut lutter contre le projet de budget de casse sociale du gouvernement, c’est avec tout un système qu’il faut en finir, pour construire une alternative sociale et politique.
Politiques d’austérité, de destruction de la nature, patriarcat, racisme, validisme, impérialisme : toutes ces violences sont liées et nous n’en abattrons pas une sans les abattre toutes !
